Saint Michel En Web

Solutions informatiques dans le Trégor

Handy Diary, ton journal intime sur ton smartphone Android ! (GeekJunior.fr)

L’application Handy Diary pour Android (Mon Journal Intime – Diary+ sur Google Play) réinvente le journal intime et le met à la disposition des smartphones.

Tes petits secrets sont maintenant bien gardés à portée de main !

C’est un développeur français, Yoann Hercouet, qui a imaginé cette application destinée aux ados. Le journal intime est un grand classique de la vie adolescente. Et pourquoi pas l’écrire sur son téléphone portable Android ? C’est en partant de cette idée qu’est venue l’idée de Handy Diary.

Tous les jours, tu pourras y écrire tes pensées les plus intimes de manière dématérialisée et sécurisée. Cela fait perdre un peu de charme à l’exercice mais elle permet de ne jamais perdre ton journal. En effet, tout est conservé en ligne pour que tu sois sûr de ne rien perdre si tu changes de téléphone. Un mot de passe à quatre chiffres permet également de rendre ton journal vraiment secret.

Handy Diary capture image

Tu peux personnaliser Handy Diary en changeant la couleur du thème, les images de fond ou la police de caractère. Pour la présentation de tes notes, elles peuvent s’afficher par journée ou sous la forme d’un calendrier. Tu peux aussi donner une note à ta journée de 1 à 5 étoiles, indiquer une émotion pour la journée (heureux, triste, en colère…) et organiser tes notes par catégorie pour mieux les retrouver.

Handy Diary est une application gratuite mais des options payantes sont disponibles à l’intérieur de l’application si tu veux retirer la publicité et profiter de toutes les fonctionnalités.

Son appli, c’est le journal intime du XXIe siècle (Ouest France)

Céline MARTIN.

Les ados s’épanchent sur les applis de leur smartphone dématérialisant le cahier intime. Yoann Hercouët (Saint Michel En Web) a conçu une version, téléchargée à 5 millions d’exemplaires. Il vient de Chine pour la développer à Lannion.

Le bon vieux journal intime, orné de son petit cadenas, a du souci à se faire. En fait, il se pourrait même que son sort soit scellé : comment pourrait-il encore résister, à l’heure où tant d’ados s’épanchent sur leur smartphone à coups de textos et de réseaux sociaux ?

Nombre de développeurs ont flairé le bon filon et accompagnent son utilisation exponentielle à coups d’applications dédiées aux jeunes. Le Trégorrois Yoann Hercouët, 33 ans, est de ceux-là : il fait sauter le verrou du journal intime traditionnel avec son appli, baptisée « Handy diary » qui en est ni plus ni moins la version dématérialisée, numérique.

700 000 utilisateurs réguliers

« Les ados y postent leur humeur du jour à coups d’icônes, consignent leurs pensées, inscrivent des phrases marquantes » détaille l’informaticien, qui prend soin de travailler le côté girly de son journal intime. « Ils disposent aussi d’options pour filtrer, personnaliser leur journal, l’ouvrir partiellement à l’entourage » Question coût, pour l’utilisateur, « la version basique est gratuite et coûte jusqu’à 3 € avec toutes les options ». Téléchargée à 5 millions d’exemplaires, l’appli compte 700 000 utilisateurs actifs. Tout a commencé loin d’ici…En Chine.

De stage de fin d’études en propositions d’embauche, le jeune informaticien Costarmoricain se retrouve en 2007 en Chine, à Shangaï. En parallèle de son emploi dans une entreprise chinoise, Yoann Hercouët se met en tête de « développer une appli sur Androïd. Un terrain de jeu suffisamment libre et vaste pour l’exploration », comme il dit.

En quête d’un bon concept, le jeune homme cherche une appli qui entrerait dans le quotidien des gens, « afin d’en garantir une utilisation très régulière ». Pas comme ces jeux, qu’on télécharge et teste une fois, avant qu’un autre le détrône. L’idée du journal intime chemine. « Il en existait déjà mais je me suis mis dans la peau de l’utilisateur, et j’en ai vite constaté les limites. » Ce qui achève de le convaincre de lancer sa propre appli.

Les filles de 12 à 15 ans

Très vite, la sienne fait mouche auprès du public. Boostée par les notes des (jeunes) utilisateurs, son appli se retrouve en tête de gondole sur les boutiques en ligne. De quoi assurer une belle visibilité, encore aujourd’hui, à Handy Diary traduite dans 12 langues. Anglais, français, russe, espagnol, portugais, coréen, japonais, chinois, allemand… « La cible la plus importante reste les filles, âgées de 12 à 15 ans » décrypte le concepteur. A-t-il une idée du support le plus utilisé par ces ados ? « Le téléphone de façon écrasante, à 80 %. »

« Initialement, je m’étais dit que si j’arrivais à 300 téléchargements par jour, je serais content. Aujourd’hui, Handy diary se télécharge quotidiennement au rythme de 18 000 ! »indique l’informaticien, qui a fait le choix de quitter Shangaï, au printemps dernier, pour s’établir à Lannion et y faire prospérer sa petite entreprise, Appeus. Fraîchement installé dans un local situé dans l’espace Ampère, à Pégase, le jeune ingénieur veut ainsi bénéficier de l’« écosystème » de Lannion, propice aux rencontres et partenariats dans le domaine numérique.

Appli mobile. Handy Diary cartonne sur le store (Le Tregor)

Le journal intime d’Appeus est n°1 mondial sur l’Android market. Une appli développée par Yoann Hercouët, installé à Lannion à son retour de Chine.

18/08/2015 à 13:44 par Erwann Hirel

 

Après huit années en Chine, le Costarmoricain Yoann Hercouët vient de rentrer en Bretagne. Il s’est installé à Ploumilliau et loue un bureau à l’espace Ampère, à Pégase. Auto-entrepreneur, il vient de lancer sa boîte : Appeus, spécialisée dans les applications mobiles.

Les Russes fans de l’appli

Après des études en informatique, gestion et comptabilité, Yoann passe six mois de stage au Vietnam, avant de partir dans une entreprise de Shanghai. « Je m’occupais beaucoup de la mise en place de produits informatiques. Mais j’étais assez polyvalent. » Yoann y reste plus de cinq ans. « Puis, j’ai commencé à en avoir marre de ce que je faisais. » Fin connaisseur du Web et des sites internet, l’univers des mobiles lui reste cependant relativement inconnu.

À mi-temps dans une autre entreprise chinoise, il « s’auto-forme » pendant six mois. Son projet commence à se former. Il découvre un créneau à saisir : l’application journal intime. « Ça existait déjà, bien sûr, mais je pensais pouvoir faire mieux. » Son application, Handy diary, entre sur l’Android market fin 2013. Pendant des mois, elle n’est même pas visible dans les 500 premières applications.

5 millions de téléchargements

Puis, « les téléchargements ont commencé à monter, monter… Je suis maintenant premier sur le store. J’ai complètement explosé ce que je voulais faire ! », sourit, encore incrédule, le jeune homme de 33 ans. Aujourd’hui, cinq millions de personnes dans le monde ont déjà téléchargé Handy diary, et entre 700 000 et 800 000 l’utilisent quotidiennement. L’application cartonne surtout en Russie, aux États-Unis et en Allemagne.

Pour rester au top, Yoann bichonne son application. Il fait des mises à jour très régulières, essaye de répondre au maximum aux questions et attentes des utilisateurs. Même si, « j’ai 3 000 mails de retard… »

Des utilisateurs quotidiens

Sur l’application, essentiellement utilisée par des adolescentes, on peut inscrire son humeur du jour, afficher ses photos, changer l’arrière-plan… De multiples options sont proposées, dont certaines sont payantes. « Ma rémunération vient, à hauteur de 50 %, de la publicité et l’autre moitié des options payantes. » Un revenu stable qui lui permet d’enchaîner sur de nouveaux projets.

Yoann aimerait passer sur l’Appstore, mais aussi sortir une application sur les régimes. « On pourrait suivre son poids jour par jour, mettre des photos… Je pense qu’il y a un créneau à saisir. » Car l’objectif de Yoann n’est pas de concevoir des jeux, moins pérennes selon lui, mais bien d’atteindre une valeur plus sûre : les utilisateurs quotidiens.