Le journal intime d’Appeus est n°1 mondial sur l’Android market. Une appli développée par Yoann Hercouët, installé à Lannion à son retour de Chine.

18/08/2015 à 13:44 par Erwann Hirel

 

Après huit années en Chine, le Costarmoricain Yoann Hercouët vient de rentrer en Bretagne. Il s’est installé à Ploumilliau et loue un bureau à l’espace Ampère, à Pégase. Auto-entrepreneur, il vient de lancer sa boîte : Appeus, spécialisée dans les applications mobiles.

Les Russes fans de l’appli

Après des études en informatique, gestion et comptabilité, Yoann passe six mois de stage au Vietnam, avant de partir dans une entreprise de Shanghai. « Je m’occupais beaucoup de la mise en place de produits informatiques. Mais j’étais assez polyvalent. » Yoann y reste plus de cinq ans. « Puis, j’ai commencé à en avoir marre de ce que je faisais. » Fin connaisseur du Web et des sites internet, l’univers des mobiles lui reste cependant relativement inconnu.

À mi-temps dans une autre entreprise chinoise, il « s’auto-forme » pendant six mois. Son projet commence à se former. Il découvre un créneau à saisir : l’application journal intime. « Ça existait déjà, bien sûr, mais je pensais pouvoir faire mieux. » Son application, Handy diary, entre sur l’Android market fin 2013. Pendant des mois, elle n’est même pas visible dans les 500 premières applications.

5 millions de téléchargements

Puis, « les téléchargements ont commencé à monter, monter… Je suis maintenant premier sur le store. J’ai complètement explosé ce que je voulais faire ! », sourit, encore incrédule, le jeune homme de 33 ans. Aujourd’hui, cinq millions de personnes dans le monde ont déjà téléchargé Handy diary, et entre 700 000 et 800 000 l’utilisent quotidiennement. L’application cartonne surtout en Russie, aux États-Unis et en Allemagne.

Pour rester au top, Yoann bichonne son application. Il fait des mises à jour très régulières, essaye de répondre au maximum aux questions et attentes des utilisateurs. Même si, « j’ai 3 000 mails de retard… »

Des utilisateurs quotidiens

Sur l’application, essentiellement utilisée par des adolescentes, on peut inscrire son humeur du jour, afficher ses photos, changer l’arrière-plan… De multiples options sont proposées, dont certaines sont payantes. « Ma rémunération vient, à hauteur de 50 %, de la publicité et l’autre moitié des options payantes. » Un revenu stable qui lui permet d’enchaîner sur de nouveaux projets.

Yoann aimerait passer sur l’Appstore, mais aussi sortir une application sur les régimes. « On pourrait suivre son poids jour par jour, mettre des photos… Je pense qu’il y a un créneau à saisir. » Car l’objectif de Yoann n’est pas de concevoir des jeux, moins pérennes selon lui, mais bien d’atteindre une valeur plus sûre : les utilisateurs quotidiens.